L'élagueur à Besançon tient compte d'un climat semi-continental qui sollicite fortement les arbres. La station locale relève une moyenne de 2,9 °C en janvier et 57,8 jours de gel par an sur la période 1991-2020, selon Météo-France. Les alternances de gel et de dégel ouvrent certaines fissures, fragilisent les fourches déjà incluses et accentuent les dégâts sur les tissus blessés. La neige humide ajoute une charge au houppier. En été, les épisodes secs limitent la reprise des racines, tandis que les orages imposent des efforts brusques aux charpentières. Un arbre mal formé ou récemment décapé autour du collet résiste moins bien à cette succession.
Le DICRIM de la ville recense aussi la neige, le verglas, les pluies intenses, les orages et les tempêtes parmi les risques climatiques locaux. Après un événement marqué, l'examen porte sur les fissures nouvelles, les branches suspendues, l'inclinaison et le soulèvement du sol. La taille de formation pratiquée sur un jeune arbre construit une couronne mieux répartie et limite certains défauts futurs. Elle ne corrige pas une rupture racinaire avancée. Sur un sujet adulte, une réduction excessive crée des rejets fragiles et de grandes plaies. Il faut donc choisir entre surveillance, taille raisonnée, haubanage ou abattage selon la résistance mécanique constatée, et non selon une impression donnée depuis la fenêtre.